Ruashi Mining à Kolwezi : Le “Projet de la Mort” qui asphyxie la Cellule Dilungu

​Le slogan “RDC, pays solution” sonne bien creux au quartier Biashara en plein centre de Kolwezi. Entre nuages toxiques et toitures rongées par l’acide, les habitants de la cellule Dilungu vivent un véritable enfer environnemental.

L’ONG Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains (IBGDH ASBL) tire la sonnette d’alarme :

l’usine de Ruashi Mining (Groupe Jinchuan) ne se contente plus d’extraire des minerais, elle sacrifie des vies humaines sur l’autel du profit.

​Au cœur du litige, une usine métallurgique et des bassins de décantation d’acide sulfurique installés au mépris total de la loi. Alors que le Code Minier impose une distance minimale de 1 000 mètres entre les installations industrielles et les zones résidentielles, Ruashi Mining s’est implanté à moins de 500 mètres des foyers.
​Les conséquences de ce “corps-à-corps” forcé sont dévastatrices :
La ​Santé publique en détresse, Explosion des maladies respiratoires et signalements de “chatouillements” cutanés persistants.

​Plusieurs dégats matériels materiels sont signalés,les vapeurs acides détériorent prématurément les toitures des habitations.

​La végétation est à l’agonie, les jardins et plantes environnantes fannent à vue d’œil, privant les familles de leurs ressources.

​Ce samedi 24 janvier 2026, l’Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains (IBGDH ASBL) a franchi une étape cruciale. Son coordonnateur, Me Donat Kambola, était sur le terrain pour superviser des prélèvements scientifiques.

« Nous avons prélevé des échantillons de sol, de plantes et d’eau. Un laboratoire expérimenté va maintenant parler. Les résultats constitueront le socle d’un rapport sans appel », a déclaré Me Donat Kambola.

​Pour le défenseur des droits humains, l’urgence est absolue : « Cette société doit arrêter immédiatement toute exploitation et réparer les dégâts. Les vies humaines sont en danger de mort immédiate. »
​RDC : Pays solution ou zone sacrifiée ?

​Plus de 500 ménages se retrouvent aujourd’hui au front d’une « guerre environnementale » qu’ils n’ont pas choisie. La question posée par IBGDH ASBL résonne comme un défi lancé aux autorités congolaises : la transition énergétique mondiale, gourmande en cobalt de Kolwezi, doit-elle se faire au prix de l’extermination silencieuse des populations locales ?

​À Dilungu, on ne demande pas l’aumône, mais le respect de la loi et le droit de respirer sans mourir.

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