INITIATIVE POUR LA BONNE GOUVERNANCE ET LES DROITS HUMAINS
Lualaba : Face au boom minier, la société civile environnementale affûte ses armes pour 2026

Le Groupe de Travail Climat Red Rénové (GTCR-R/Lualaba), plateforme de la société civile environnementale, vient de franchir un cap décisif lors de sa réunion stratégique tenue ce mercredi 27 mai 2026 à kolwezi.
Sous la coordination de l’ONG Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains (IBGDH), près de 30 organisations membres se sont réunies pour sceller leur vision commune face aux défis écologiques majeurs de la province.
Cette rencontre des défenseurs de l’environnement et des droits humains, avait pour premier objectif la restitution de deux missions nationales de haute importance :
À Kinshasa : Les délégués ont activement participé aux travaux historiques d’adoption de la Politique Forestière Nationale. Un cadre légal crucial où la voix du Lualaba se devait d’être entendue.
À Muanda : Le groupe a pris part à l’Assemblée Générale nationale du GTCR-R, consolidant ainsi l’ancrage de la province dans la dynamique fédérale de la structure.
Cette réunion de prise de contact a permis de vulgariser ces avancées auprès de la trentaine d’ONG locales présentes, renforçant la cohésion et le niveau d’information du réseau.

Le coordonnateur du GTCR-R/Lualaba, Me Donat KAMBOLA, a profité de cette tribune pour fixer le cap. Il a officiellement présenté la feuille de route et le plan d’action à mener pour le reste de l’année 2026.
« Nous devons transformer nos ambitions en actions concrètes sur le terrain. Le Lualaba a besoin d’une vigilance citoyenne accrue et d’une force de proposition face aux enjeux actuels », a-t-il insisté en substance devant les participants.
Le Lualaba subit une pression sans précédent due à une forte exploitation minière, dictée par la demande mondiale en minerais stratégiques (cobalt, cuivre) indispensables à la transition énergétique.
Le défi du GTCR-R/Lualaba pour 2026 est clair, veiller à ce que la “transition verte” du reste du monde ne se fasse pas au détriment des forêts, du climat et des droits des communautés locales du Lualaba. Le décor est planté, et la société civile est désormais en ordre de marche.
